Un an après son arrivée à la tête du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo veut donner un nouvel élan aux secteurs de l’eau et de l’électricité en République démocratique du Congo.
Dans une tribune consacrée à cette première année d’exercice, le ministre reconnaît l’ampleur des difficultés qui persistent dans le pays, tout en mettant en avant les réformes et les projets engagés par le gouvernement. Son message est simple : il faut répondre aux problèmes qui se posent aujourd’hui, mais aussi préparer les solutions de demain.
Un pays riche, mais encore mal desservi
Le constat reste préoccupant. Malgré ses immenses ressources en eau et son important potentiel hydroélectrique, la RDC peine encore à fournir à une grande partie de sa population un accès régulier à l’eau potable et à l’électricité.
Pour le ministre, cette situation constitue l’un des grands paradoxes du pays. La RDC dispose de ressources naturelles considérables, mais celles-ci ne profitent pas encore suffisamment à la population.
Dans de nombreux quartiers, l’accès à l’eau reste difficile. Dans plusieurs villes et territoires, les coupures d’électricité perturbent les activités des ménages, des écoles, des hôpitaux et des entreprises.
Faire face aux urgences et préparer l’avenir
Depuis sa nomination, le 13 août 2025, Aimé Sakombi Molendo dit avoir choisi de travailler sur deux fronts.
Le premier concerne les urgences : améliorer les services existants, accélérer les projets en cours et trouver des réponses aux difficultés qui touchent directement les populations.
Le second porte sur les réformes de fond. Il s’agit notamment de renforcer les institutions, d’améliorer la gouvernance du secteur et de créer de meilleures conditions pour attirer et sécuriser les investissements.
Pour le ministre, il serait dangereux de privilégier uniquement l’un de ces deux axes. Une politique qui ne répond pas aux besoins immédiats risque de décevoir les citoyens. Mais une politique qui ne prépare pas l’avenir condamne le pays à gérer éternellement les mêmes problèmes.
L’eau et l’électricité au cœur du développement
Dans sa réflexion, le ministre refuse également de traiter séparément les questions liées à l’eau et à l’électricité.
Les deux secteurs sont étroitement liés. Une grande partie des infrastructures de production et de distribution d’eau dépend de l’électricité. De leur côté, les activités économiques et sociales ont besoin à la fois d’une alimentation électrique fiable et d’un accès à l’eau potable.
Cette réalité explique la volonté affichée par le ministère de renforcer la coordination entre les différentes actions engagées.
Le défi de la transformation
La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à environ 167 000 MW, ainsi que d’immenses ressources en eau. Mais le potentiel ne suffit pas.
Pour le transformer en électricité et en eau accessibles à la population, le pays doit mobiliser des financements importants, améliorer ses infrastructures, renforcer ses opérateurs et surtout assurer une meilleure exécution des projets.
C’est sur ce point que se trouve l’un des principaux défis du gouvernement.
Les Congolais attendent moins des annonces que des résultats concrets : davantage de ménages raccordés, une eau disponible plus régulièrement, moins de coupures, des réseaux mieux entretenus et des infrastructures capables de fonctionner sur le long terme.
Une année de travail, pas un aboutissement
Aimé Sakombi Molendo ne présente pas sa première année au ministère comme un bilan définitif.
Il la considère plutôt comme une étape destinée à poser les bases d’un travail de plus longue haleine.
Les projets lancés devront maintenant se traduire par des réalisations visibles. Les financements annoncés devront permettre de construire ou de réhabiliter des infrastructures. Les réformes devront, elles aussi, produire des changements dans le fonctionnement du secteur.
Le véritable test sera donc celui des résultats.
De l’ambition aux actes
Pour le ministre, l’objectif final reste l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité. Une ambition qui concerne aussi bien les grandes villes que les zones rurales.
De Kinshasa à Lubumbashi, de Kisangani à Bukavu, de Matadi à Kalemie, les besoins restent importants et les attentes fortes.
La RDC possède les ressources pour devenir une puissance énergétique et hydraulique majeure. Mais entre le potentiel et la réalité quotidienne des Congolais, il reste encore un long chemin à parcourir.
Après une première année consacrée à mettre en place les fondations, le défi est désormais clair pour le ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité : passer des projets aux résultats et faire en sorte que les réformes engagées se traduisent concrètement dans la vie des populations.
Miroir politique
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