Des critiques s’élèvent dans le territoire de Basankusu autour de la conduite d’une mission de terrain liée au dossier de conservation des bonobos. Au centre des contestations : la présence de l’Administratrice du territoire lors des échanges avec certaines communautés locales, une démarche jugée par certains acteurs comme susceptible d’influencer la libre expression des populations.
Selon ces derniers, une enquête publique ou une consultation communautaire devrait se dérouler dans des conditions garantissant un consentement libre, préalable et éclairé, sans pression ni influence institutionnelle. Ils estiment que les enquêteurs devraient plutôt être munis d’un ordre de mission dûment signé par l’autorité compétente, afin d’assurer la transparence du processus.
Des témoignages locaux font également état du rejet de la délégation conduite par l’AT Odile lors d’une descente à Bokakata, où une partie de la population aurait exprimé son opposition à la mission. Pour certains observateurs, cet épisode met en lumière des tensions liées à la méthode d’approche utilisée sur le terrain.
Les critiques évoquent notamment le principe du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP), considéré comme fondamental dans les projets impliquant les communautés locales.
Par ailleurs, des voix locales affirment que la population de Basankusu plaide pour une intervention des autorités nationales. Selon ces témoignages, certains habitants demanderaient au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’examiner la situation et d’envisager un changement à la tête de l’administration territoriale, estimant que l’AT Odile Mbela ne garantirait pas suffisamment la protection et l’écoute des communautés locales.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée concernant ces différentes accusations et revendications. Des appels au dialogue sont néanmoins lancés afin de favoriser l’apaisement et de restaurer la confiance autour des initiatives de conservation à Basankusu.
Miroir Politique
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