Des discussions et tensions persistent à Basankusu autour du projet ANSER, une initiative du gouvernement central de la République démocratique du Congo visant à renforcer l’accès à l’électricité dans les zones rurales.
Dans une prise de position publique, Joseph Issilika dénonce toute tentative de récupération politique autour de ce projet, qu’il considère comme une initiative exclusivement institutionnelle relevant de l’État congolais.
Selon plusieurs sources proches du dossier, le projet ANSER résulte d’une décision du Chef de l’État et de son gouvernement, dans le cadre de la politique nationale d’électrification, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre. Il s’agit donc d’un programme public conçu et piloté au niveau national.
Il est également précisé qu’aucun acteur politique de Basankusu n’est à l’origine ni à l’initiative de la mise en œuvre de ce projet, celui-ci relevant exclusivement des institutions nationales.
Joseph Issilika appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter de tromper la population à travers des déclarations ou interprétations susceptibles d’induire l’opinion en erreur. Il insiste sur la nécessité d’une communication responsable et conforme à la réalité des faits.
Face aux différentes interprétations relayées dans l’opinion locale, des voix appellent à plus de rigueur afin d’éviter toute confusion sur l’origine réelle des projets de développement.
« Il est essentiel de respecter la vérité institutionnelle et de ne pas attribuer à des individus ou à des groupes locaux la paternité d’initiatives de l’État », soulignent certains observateurs.
Dans ce contexte, un appel est lancé à la responsabilité dans la communication publique afin de préserver la cohésion sociale et d’éviter la diffusion d’informations susceptibles d’alimenter des tensions.
Sur le terrain, les populations de Basankusu restent surtout attentives aux retombées concrètes du projet ANSER, attendu comme une réponse aux besoins énergétiques de la région.
Miroir Politique
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