Dans le territoire de Basankusu, province de l’Équateur, la crise autour de la gestion de la Réserve Communautaire de Basankusu (RCEB) atteint un niveau critique. L’ONG ABC, dirigée par sa Directrice générale, Fanny Minesi, est désormais ouvertement accusée par la notabilité et la population du groupement Ilonga poo de ne pas respecter ses engagements, au point de susciter une vive colère populaire.
Selon les notables locaux, sous la responsabilité de Fanny Minesi, l’ONG ABC a progressivement rompu le dialogue avec les communautés, agissant de manière unilatérale sans tenir compte des accords conclus avec les autorités coutumières. Une attitude perçue comme un manque de respect flagrant envers les structures traditionnelles.
Mais la principale source d’indignation reste le non-respect des promesses de développement faites sous la direction de Fanny Minesi. Lors de son installation, l’ONG ABC s’était engagée à construire des écoles, des centres de santé modernes et à offrir des opportunités d’emploi aux ressortissants du groupement Ilonga poo. Des engagements qui, jusqu’à ce jour, n’ont jamais été concrétisés.
À la place, les populations dénoncent une réalisation dérisoire : une petite maison d’une seule chambre, équipée d’un congélateur, jugée insignifiante au regard des attentes et des besoins réels des communautés.
À cela s’ajoutent des pratiques de gestion décriées. Les habitants accusent l’ONG de restreindre leur accès aux ressources naturelles, notamment la forêt et les rivières, qui constituent pourtant leur principale source de subsistance. « Nous vivions de la forêt et des eaux, aujourd’hui on nous en interdit l’accès », déplorent plusieurs habitants.
Face à cette situation jugée intenable, la population du groupement Ilonga poo hausse le ton. Elle lance un appel pressant aux autorités nationales et provinciales afin qu’elles interviennent en urgence pour faire respecter les droits des communautés locales.
Dans le même élan, la population adresse une mise en garde ferme à Fanny Minesi : si les engagements pris ne sont pas respectés dans les plus brefs délais, l’ONG ABC sera purement et simplement chassée du groupement. « Trop, c’est trop ! », martèlent les habitants, déterminés à reprendre le contrôle de leurs terres et de leurs ressources.
Pour la notabilité locale, il ne s’agit pas d’un rejet de la conservation, mais d’une exigence de justice, de respect et de dignité. Elle appelle à un partenariat équilibré, fondé sur la transparence, la concertation et le développement réel des communautés.
Alors que la tension ne cesse de monter, plusieurs observateurs redoutent une escalade si aucune solution concrète n’est rapidement trouvée. L’implication urgente des autorités apparaît désormais comme une nécessité pour éviter une rupture définitive entre les parties.
Miroir Politique
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