Plusieurs mois après l’acquisition de trois aéronefs par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS-RDC), les interrogations persistent. Présenté comme un investissement stratégique destiné à soutenir le transport aérien national et à diversifier les placements de l’institution, ce projet tarde toujours à produire les résultats annoncés.
Le premier appareil, un Embraer E-190 baptisé « Lac Munkamba », avait été réceptionné le 24 décembre 2025 à l’aéroport international de N’djili. Cette acquisition, réalisée sous la direction générale de Charles Mudiay Kazadi, devait contribuer au renforcement des capacités de Congo Airways.
Pourtant, plusieurs mois après leur réception, les trois appareils demeureraient immobilisés et n’auraient toujours pas été mis en exploitation commerciale. Cette situation alimente les critiques et les interrogations.
Dans l’opinion, une question revient avec insistance : Charles Mudiay Kazadi a-t-il acheté des avions ou des « Bilokos » ? Cette expression, employée par certains critiques, traduit leurs interrogations sur l’état des appareils, leur provenance, les conditions de leur acquisition et leur capacité à produire les résultats attendus.
Alors que la CNSS-RDC est investie d’une mission sociale essentielle au profit des travailleurs congolais, plusieurs observateurs estiment que toute la lumière doit être faite sur cet investissement. Ils attendent des explications sur les raisons de l’immobilisation des appareils, leur calendrier de mise en service et les garanties de rentabilité.
Dans ce contexte, plusieurs voix appellent l’Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes ainsi que les autorités judiciaires compétentes à examiner ce dossier afin de vérifier la conformité des procédures, la pertinence de cet investissement et la bonne gestion des ressources publiques.
Au-delà de la polémique, cette affaire relance le débat sur la gouvernance, la transparence et la redevabilité dans la gestion des fonds d’une institution chargée d’assurer la protection sociale des travailleurs congolais.
Miroir Politique
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