MIBA : Jean-Charles Okoto Lolakombe s’en va, son bilan controversé reste sur la table !

Le départ de Jean-Charles Okoto de la présidence du Conseil d’administration de la Minière de Bakwanga (MIBA) ouvre une nouvelle page dans l’histoire mouvementée de cette entreprise stratégique. Mais avant de tourner définitivement cette page, une question demeure : qu’a-t-il réellement apporté à la MIBA durant son passage à la tête du Conseil d’administration ?

Nommé en juillet 2023, Jean-Charles Okoto était attendu sur un chantier particulièrement important : contribuer à la renaissance de cette entreprise autrefois considérée comme l’un des fleurons de l’économie congolaise. Pourtant, près de trois ans après, les difficultés de la MIBA continuent d’alimenter les inquiétudes.

Son passage aura notamment été marqué par des tensions au sommet de l’entreprise, particulièrement avec la Direction générale. Le conflit de leadership avec le directeur général André Kabanda, devenu public en 2024, a exposé au grand jour les divisions internes d’une société qui avait pourtant besoin de cohésion pour réussir sa relance.

En juillet 2026, le Collectif des Enfants MIBA est même monté au créneau pour réclamer son remplacement, l’accusant de bloquer la relance de l’entreprise. Ces accusations, que le PCA avait contestées dans d’autres circonstances en invoquant le respect de ses prérogatives, témoignent du climat de défiance autour de sa gestion.

Plus surprenant encore, alors que les attentes portaient sur la reprise de la production et l’amélioration des conditions sociales des travailleurs, la question de la gouvernance a continué d’occuper le devant de la scène.

Certes, Jean-Charles Okoto avait défendu la nécessité d’un audit général et d’un inventaire du patrimoine avant l’utilisation des fonds destinés à la relance. Une exigence qui peut se justifier au nom de la transparence. Mais elle ne saurait dispenser les dirigeants de rendre compte des résultats obtenus pendant leur mandat.

Aujourd’hui, Placide Ndumbi Kayembe Mubanga prend les commandes du Conseil d’administration. Il hérite d’une entreprise dont les attentes sociales et économiques restent considérables.

Pour Jean-Charles Okoto, le départ du fauteuil ne doit pas signifier la fin des questions sur son bilan. La MIBA n’avait pas seulement besoin d’un président du Conseil d’administration, elle avait besoin d’une gouvernance capable de transformer les promesses de relance en résultats concrets.

Miroir politique

+243810057621(Rédaction) 

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