Scandale à Mbandaka : Le gouverneur Bobo Boloko et sa bande pris la main dans le sac dans le dossier des indemnités des retraités de Basankusu

La situation des retraités de Basankusu, installés à Mbandaka, suscite de vives inquiétudes. Alors que les fonds destinés au paiement de leurs indemnités de fin de carrière auraient été transférés depuis Kinshasa, ces anciens agents de l’État affirment ne toujours pas avoir obtenu leur dû. Une situation qui soulève de sérieuses interrogations sur la gestion de cette enveloppe et sur les responsabilités des différents intervenants.

Selon les dénonciations recueillies, plusieurs retraités attendent toujours le paiement de leurs droits, malgré les démarches entreprises auprès des services concernés. Ils réclament que toute la lumière soit faite sur la destination des fonds et sur les raisons qui empêchent leur mise à disposition.

 Le gouverneur Bobo Boloko et sa bande de collaborateurs interpellés

Les accusations formulées par les retraités mettent notamment en cause le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, ainsi que certains membres de son entourage et plusieurs services provinciaux.

Parmi les personnes et structures citées figurent notamment le directeur provincial de la Fonction publique, identifié sous le nom d’Indondo, les ODP Bomana les services administratifs concernés et le comité de suivi de la paie.

Le gouverneur Bobo Boloko et sa bande de collaborateurs cités dans les dénonciations doivent désormais sortir du silence et fournir des explications sur le blocage des indemnités des retraités de Basankusu. Leur responsabilité dans la gestion administrative et financière de ce dossier doit être examinée par les institutions compétentes. Il est indispensable que toute la lumière soit faite sur le rôle de chacun, notamment celui des services provinciaux, du comité de suivi de la paie et des autres intervenants concernés.

Le conseiller financier Yanick au centre des interrogations

Les Victimes évoquent également le nom d’un conseiller financier prénommé, dont le bureau serait situé au Centre financier, entre le sixième et le huitième étage.

Selon les mêmes témoignages, ce dernier serait concerné par le suivi des fonds reversés au Trésor public ou ayant fait l’objet d’opérations financières passant par la Banque centrale du Congo (BCC).

COOPEC Lisungi accusée de bloquer les paiements

Les retraités dénoncent également des difficultés qu’ils attribuent à la COOPEC Lisungi. Selon leurs témoignages, cette structure ferait obstacle au paiement de certains bénéficiaires, notamment en exigeant une lettre de recommandation.

Si ces faits sont confirmés, ils constitueraient une entrave supplémentaire à l’accès des retraités à leurs droits. La COOPEC Lisungi est donc appelée à clarifier sa procédure de paiement et à répondre aux préoccupations exprimées par les bénéficiaires.

Un sabotage de la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo

Le blocage des indemnités des retraités soulève également une question de responsabilité politique et administrative. Les efforts du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des agents publics et des retraités ne peuvent produire leurs effets si, au niveau de l’exécution, des pratiques administratives viennent compromettre le paiement de leurs droits.

Si les dénonciations des retraités sont établies, les éventuelles manœuvres visant à retarder ou à empêcher le paiement de leurs indemnités constitueraient une véritable entrave à cette volonté politique.

Nous interpellons les autorités nationales et les institutions de contrôle

Face à la gravité des accusations, les retraités de Basankusu et les victimes interpellent les autorités nationales ainsi que les institutions de contrôle, notamment :

– Le Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, afin qu’il examine la gestion administrative de ce dossier au niveau provincial ;

– Le Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, pour qu’il fasse vérifier la situation des retraités concernés ;

– Le ministre des Finances, afin que la traçabilité des fonds destinés au paiement des indemnités soit établie ;

– Le ministre de la Justice, pour que les faits dénoncés soient examinés par les services compétents ;

– Les parquets près la Cour de cassation, afin qu’ils apprécient les éléments portés à leur connaissance et déterminent les suites judiciaires éventuelles ;

– L’Inspection générale des finances (IGF), pour un contrôle approfondi des opérations financières liées à cette enveloppe ;

– La Cour des comptes, afin qu’elle examine la régularité de la gestion des fonds publics concernés.

 

L’objectif n’est pas de condamner sans enquête, mais d’obtenir des vérifications indépendantes, d’établir les responsabilités éventuelles et de garantir le paiement des droits des bénéficiaires.

Les retraités de Basankusu réclament simplement leur dû

Après plusieurs années de service rendu à l’État, les retraités de Basankusu estiment ne pas devoir être contraints de multiplier les démarches pour obtenir leurs indemnités de fin de carrière.

Ils demandent au gouvernement et aux institutions compétentes de faire toute la lumière sur ce dossier, de retracer les fonds annoncés et de prendre les mesures nécessaires pour que chaque bénéficiaire reçoive effectivement ce qui lui revient.

Le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu, les services provinciaux concernés, le comité de suivi de la paie ainsi que les autres structures citées sont attendus sur des explications précises. La transparence et la redevabilité doivent prévaloir, car les droits des retraités ne peuvent être sacrifiés au milieu d’un conflit d’accusations et de responsabilités.

Miroir politique

+243810057621(Rédaction) 

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